lundi 3 mars 2008

Adieu Henri

Quatre vingt dix années consacrées à la bonne humeur, à la musique et à la chanson.
Un succès planétaire, une vie aux côtés des plus grands de la musique et de la chanson.
Et surtout une bonne humeur et un sourire à toutes épreuves.

Zorro s’en est allé... Sans se presser !

A propos d’Henri Salvador qui vient de nous quitter, je citerai Michel Drucker :

«Henri, c'était la vie d'Alexandre le bienheureux comme dans le film avec Philippe Noiret. Il passait 18h par jour au lit, avec des guitares tout autour! C'était un si grand musicien. Il a amené la bossa nova en France. Il avait appris à Sacha Distel à faire de la guitare. Il a travaillé avec les plus grands. c'était l'artiste préféré du général de Gaulle. Il a été l'artiste préféré des Français pendant longtemps. c'est une petite partie de nos vie qui disparait avec lui.».

Adieu Henri Salvador

J’ai connu ses succès dans me jeunesse, Juanita banana n’était peut-être pas une référence littéraire mais depuis que j’ai entendu une émission consacrée à cet être hors normes, je l'entends encore préciser que pour écouter sa musique préférée, il fallait penser à retourner les 45 tours !

Toutes ses plus belles chansons étaient en effet au dos de ses “tubes”. J'ai attendu quelques années avant de les découvrir à mon tour.

Les succès commerciaux lui ont permis de se consacrer à sa passion, la musique !

Un grand vide pour nous ses fans, mais il aura eu une vie bien remplie.

Et... The show must go on !

Article original publié le 13 février 2008 sur le blog de Louis Chatel

lundi 1 octobre 2007

Adieu au mime Marceau

Né à Strasbourg le 22 mars 1923, Marcel Mangel devra fuir sa ville et son nom du fait de son origine juive. Il perdra son père à Auschwitz et c’est dans la résistance que comme Henri Groues (plus connu sous le nom de l’abbé Pierre) il changera de nom pour devenir Marcel Marceau.

Nota : selon ses propres dires, l’origine de son nom est dû à une phrase de Victor Hugo parlant des généraux des campagnes napoléoniennes : "Hoche sur l'Adige, Marceau sur le Rhin.". Originaire du Bas-Rhin, il a décidé de s'appeler Marcel Marceau.

Résistant à Limoges puis agent de liaison des Forces Françaises Libres avec l’armée de Patton (grâce à son excellent anglais !), il continuera toutefois des études artistiques à Limoges, à l’école des arts décoratifs où il développera son goût du dessin et de la peinture et sera surtout l’élève de Barrault et de Decroux (celui qui a développé l’art du mime, « la statuaire mobile »).

Pour moi, il restera l’éternel mime, au point que je pensais sincèrement que c’était lui qui jouait dans "Les enfants du paradis" alors que c’était Jean-Louis Barrault (un des premiers grands de cette discipline).

Marcel, ce sera Bip, ce Pierrot lunaire mis en scène en 1947, personnage sensible et poétique où nous retrouvons du Chaplin.



Car il faut bien se rendre à l’évidence : le mimodrame permet de donner forme à des pensées.

Une illustration en temps réel, c'est un peu plus compliqué que les illustration du GL.

Son art est mondialement connu. Il aura même inventé dans les années 50 « la marche contre le vent », que Michael Jackson reprendra dans ses chorégraphies.

Une petite anecdote. Si on rapproche le cinéma muet de l’époque des charlots avec la carrière d’un mime… il est remarquable de penser que c’est en 1976 dans "La Dernière Folie de Mel Brooks", film muet, que Mel Brooks lui fait interpréter son propre personnage et qu’il sera le seul acteur à avoir parlé dans ce film !


Le mime Marceau nous a quittés le 22 septembre 2007 à Paris.
C’était un grand, mais « the show must go on ». Puisse son école continuer à promouvoir son art qui permet à tous de comprendre des messages sans la barrière de la langue !

Article original publié le 22 septembre 2007 sur le blog de Louis Chatel

vendredi 29 juin 2007

Saint Ex'

Le Petit Prince ! Nous devons tous en connaître l'auteur.

Qui n’a pas été enchanté par ce petit bout d’homme dont la lucidité des propos démontre celle de son auteur.

D’autres se remémoreront l’Aéropostale, le début de la conquête du ciel pour rapprocher les hommes.

Enfin quelques uns sauront qu’il a disparu en mission pendant la dernière guerre.

Vous pouvez ajouter des talents de mathématicien, d’inventeur (avec un bon nombre de brevets déposés), bref un touche à tout qui aurait sûrement fait une brillante carrière politique si le destin ne l’avait pas arrêté en plein vol un 31 juillet 1944.

Sa ville natale de Lyon, en hommage à l'écrivain et en clin d'œil au pionnier de l'Aéropostale, a rebaptisé l'aéroport de Satolas en aéroport international Lyon Saint-Exupéry.

Aujourd’hui c’est par millions que les passagers empruntent les avions. A l’époque il a bien fallu que certains tracent la voie à cette rupture technologique.

Pour la conquête spatiale, il a été question de héros.
Je reste persuadé que Saint-Exupéry avait cette étoffe. Un héro de la première moitié du vingtième siècle.

C’est aujourd’hui l’anniversaire de sa naissance : il est né un 29 juin 1900.
Article original publié le 29 juin 2006 sur le blog de Louis Chatel