samedi 9 avril 2016

Toits en dents de scies et nettoyage de vitres


Depuis la révolution industrielle du XIXe siècle, cette image d’une toiture en dents de scie surmontée d’une cheminée haute crachant de la fumée est associée à la notion d’usines. Ce que l'on oublie c'est que sur ces toits il y a des fenêtres.
Toit en dents de scie

Cheminée crachant de la fumée, avec le développement durable, on a du mal à imaginer la pérennité de ce graphisme, mais qu’en est-il du toit en dents de scie ?

La forme a été trouvée afin de permettre à la lumière naturelle d’éclairer ces lieux où travaillaient les ouvriers tout en ne les exposant pas à un ensoleillement excessif : dans l’hémisphère nord (*) la partie la plus verticale vitrée est ainsi orientée vers le nord pour offrir une luminosité constante, l’autre pente fait l’office traditionnel d’un toit, protéger des intempéries voire de faire de l’ombre…

Pourquoi aborder ici ce sujet ? Question de management des suggestion (ou idée concrète de progrès), sujet primordial pour tout manager.

Lors d’une présentation sur les suggestions, j’ai entendu que la première suggestion valorisée dans le monde industriel serait celle d’un ouvrier proposant de nettoyer les vitres du toit pour justement pouvoir "encore" bénéficier de la lumière naturelle… donc de ce pour quoi elles étaient faites.

Bien souvent les idées d’amélioration les plus simples sont évidentes à trouver, il suffit de regarder devant soi, d’observer les choses… mais le filtre naturel (toutes les idées préconçues du type : ce n’est pas mon problème, c’est le boulot du service de nettoyage ou toute autre idée) voire l’incapacité à observer (là il fallait lever la tête) rendent aveugle.

L’orateur attribuait cette reconnaissance à un responsable d’atelier devenu plus tard patron de l’entreprise. Je souhaitais vous entretenir de ce sujet il y a bien longtemps déjà mais faute de retrouver trace de l’anecdote sur la toile, je me contente de vous la rapporter sans pouvoir confirmer ni l’entreprise Kodak ni l’époque, fin du XIXème siècle.

L’idée reste toutefois excellente, car faute de lumière naturelle il convient d’augmenter l’éclairage artificiel avec des coûts associés importants… 

En conclusion, ne pas prendre en compte la question nettoyage de vitres est une constante, j’en connais qui, en ce début du XXIème siècle, ont dû faire appel à des techniques complexes pour arriver à nettoyer des vitres laissées à l’abandon depuis l'inauguration des bâtiments, faisant par là le bonheur des sociétés spécialisées (ce serait intéressant de savoir qu'en est-il dans le bâtiment à l'origine de la suggestion, mais je pense qu’hélas il a dû être démoli depuis).

(*) Dans l’hémisphère sud il convient de changer de sens bien entendu, entre les tropiques cette idée est difficilement applicable a priori. Pour être précis il faudrait aussi préciser l’incidence de l’obliquité (inclinaison le l’axe de rotation de la terre par rapport à l’écliptique) mais ceci est une autre histoire sur laquelle je reviendrai si l’occasion se présente.

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