jeudi 3 mai 2007

Yolanda Gigliotti

1933 sera l’année de ta naissance au Caire, bien que tu sois Italienne.
Fille d’un premier violon de l’Opéra du Caire, c’est à vingt et un ans que tu monteras à Paris pour tenter de faire carrière au cinéma, seulement après avoir remporté quelques concours de beauté, dont le titre de Miss Egypte 1954 et tourné dans quelques films de série B.

La carrière cinématographique pourtant ne te semble pas destinée : tu t’orienteras donc vers la chanson et c’est à la Villa d’Este que tu débutes en chantant des chansons du répertoire de Gloria Lasso.
C’est Bruno Coquatrix qui va te remarquer et te suggérer de participer à un concours pour amateurs sur sa maintenant célèbre scène de l’Olympia.
Eddie Barclay qui vient d’avoir l’idée d’importer le microsillon… (à l’heure du CD, ce terme a-t-il encore un sens pour tous ?) et le Directeur des programmes d’Europe 1 assistent au concours.
Ce sera le lancement de sa carrière, après 2 titres qui ne marqueront pas l’histoire des ventes Lucien Morisse dégote LE TITRE qui va effectivement consacrer le talent de l’artiste.
On pourra remarquer que la promotion sur les ondes (toutes les heures à l’antenne) aura contribué au succès du disque, c’est peut-être d’ailleurs pour ça que quand je pense à toi, c’est cette chanson qui me vient en tête (même si ce n’est pas celle que je préfère) : 

Les yeux battus la mine triste
et les joues blêmes
Tu ne dors plus
Tu n'es plus que l'ombre de toi-même
Seul dans la rue tu rôdes
Comme une âme en peine
Et tous les soirs sous sa fenêtre
on peut te voir

Je sais bien que tu l'adores
Et qu'elle a de jolies yeux
Mais tu es trop jeune encore
Pour jouer les amoureux
Et gratte, gratte sur ta mandoline
mon petit Bambino
Ta musique est plus jolie
que tout le ciel de l'Italie
Et canta, canta de ta voix câline
mon petit Bambino
Tu peux chanter tant que tu veux
Elle ne te prend pas au sérieux

Avec tes cheveux si blonds
Tu as l'air d'un chérubin
Va plutôt jouer au ballon
Comme font tous les gamins

Tu peux fumer comme un Monsieur des cigarettes
Te déhancher sur le trottoir quand tu la guettes
Tu peux pencher sur ton oreille, ta casquette
Ce n'est pas ça, qui dans son cœur, te vieillira
L'amour et la jalousie ne sont pas des jeux d'enfant
Et tu as toute la vie pour souffrir comme les grands

Et gratte, gratte sur ta mandoline
Mon petit Bambino
Ta musique est plus jolie
que tout le ciel de l'Italie
Et canta, canta de ta voix câline
mon petit Bambino
Tu peux chanter tant que tu veux
Elle ne te prend pas au sérieux

Si tu as trop de tourments ne les garde pas pour toi
Va le dire à ta maman les mamans c'est fait pour ça
Et là, blotti dans l'ombre douce de ses bras
Pleure un bon coup et ton chagrin s'envolera

Titre original: "Guaglione" Bambino en Français…
Paroles: Nisa adapt fr : Jacques Larue. Musique: G.Fanciulli, c’était en 1956 !


Depuis tu as fait ta carrière, hélas parsemée d’embûches. Je ne reviendrai pas sur l’ensemble des drames que tu as vécus, c’est une autre histoire.
Pour l’ anniversaire de ton départ (qui, hélas, aura été volontaire) tous les médias te rendent un immense hommage.
Je me joins à cet hommage collectif pour rappeler que c’était il y a 20 ans, dans la nuit du 2 au 3 mai 1987.
Dalida, j’ai beaucoup aimé tes dernières interprétations, en particulier celles de « Avec le temps » et de « Je suis malade » et aime particulièrement écouter « Il venait d’avoir dix huit ans », chanson quelque part sur le même registre qu’« il suffisait de presque rien » interprété par Régianni.

Article original publié sur OverBlog

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