dimanche 18 juillet 2010

Adieu Bernard

140 000 euros par an avec bien entendu une prime de 60 000 et voiture de fonction, j'imagine assez bien que la retraite risque d'être difficile pour ce couple dont l'épouse a eu ce modeste job suite à une entrevue entre son époux et son futur employeur pour parler de sa carrière...
Bon, à ce train là il aurait fallu un peu plus de trois ans pour amortir le coût de la Garden Partie annulée pour cause d'économies (j'ai entendu le chiffre de 730 000, mais à ce niveau j'ai du mal à imaginer les sommes en question).

Mais si on en revient au chiffre de départ, n'oublions pas les 30 millions restitués au titre du bouclier fiscal à une pauvre contribuable, car comme nous l'a rappelé bon nombre de ministres, lors de l'engagement sur les retraites il n'y avait pas la crise... oh là, je dois me mélanger les pédales, la crise et le bouclier fiscal, je n'ai pas bien suivi l'enchaînement des arguments (quoique j'y mette un peu de mauvaise volonté surtout après avoir entendu quelque représentant du gouvernement s'offusquer que dans une démocratie on ose mettre en doute le fait qu'à 23 ans il y ait un rapport entre le nom du candidat et la fonction convoitée, heureusement que " Et Papa A Décidé " pour sortir du bourbier où il s'était placé).

Bref, les responsables financiers des campagnes électorales de Balladur puis de notre  Président - Premier Ministre et qui s'occupe de tout - n'ont pas de soucis à se faire : tout est clean, il n'y a que les mauvaises langues pour essayer de faire  reculer ce gouvernement.

Pourquoi lui en vouloir d'ailleurs ?

Plein de bonnes décisions, la route est bien tracée.

On a déjà réussi à faire virer le trublion qui sévissait sur France Inter, suffisait d'avoir un patron de radio mis en place avec de bonnes orientations.

Le nouveau salaire de président, c'est sympa, la retraite des députés c'est confortable... reculons l'âge de départ des salariés et le tour sera bouclé.

Ceci précisé, depuis le temps que je vois mes collègues partir bien avant soixante, je n'ai pas encore compris comment ça va se passer quand ils devront partir à soixante deux.

Je dois avoir du mal avec les chiffres, c'est comme pour la sécurité sociale, depuis qu'on m'explique qu'avec le parcours coordonné la sécu fait des économies, j'avoue avoir du mal à suivre. Faudra qu'à l'occasion je publie mes échanges avec le ministère sur ce sujet, au moins ça me permettra de me défouler.

Mais au fait, pourquoi je vous parle de tout cela ?

Le déficit de la sécu, pardon le gouffre de la sécu, c'est comme pour les retraites, plein de bonnes raisons de modifier la donne en justifiant vouloir garantir l'avenir du régime en question.

Je n'ai jamais eu d'information précise quant aux sommes jamais restituées à la sécu (taxes sur les tabacs et l'alcool par exemple) : peut-être que les sommes n'auraient pas pu combler les déficits, mais quand j'entends les sommes débloquées pour les banques, là c'est concret et sans rapport avec l'économie réalisée par la suppression de la Garden Partie.

La rumeur précise que les petits vieux n'ont jamais vu la couleur des recettes générées par la vignette automobile... nous voici de nouveau sur le thème des retraites alors que je venais parler de la sécu, ils sont vraiment forts les médias...

Depuis que je fréquente les urgences, je peux dire que j'ai constaté la dégradation de l'accueil dans les hôpitaux.

En plus, en situation d'urgence les sens sont encore plus en éveil : chaque dégradation du service est ressentie encore plus durement qu'il n'est pas facile de la dénoncer.

Notre ministre de la santé sait dépenser à bon escient pour acheter masques et vaccins. Là aussi les euros coulent à flots.
J'ai dû louper là aussi quelques arguments car j'ai du mal à croire que ça va dans le bon sens.


bernard giraudeau

Bref, j'étais tranquillement à savourer mes vacances que je pensais bien méritées et essayant de ne pas trop penser à ces affaires qui ont le don de m'agacer sérieusement quand j'ai vu une rediffusion d'une émission de mars 2010, le Grand Journal de Canal+.

Michel Denisot et son équipe étaient scotchés à tes paroles. Même Martine Aubry invitée à l'occasion des régionales n'arrivait pas à ta hauteur.

Des propos précis, une analyse détaillée et surtout un jugement sans appel, une phrase pour résumer, de mémoire : l'incompétence des conseillers au plus haut niveau de l'état !

Diminué par la maladie tu occupais quand même tout l'espace de l'émission. Ta prestance sur le plateau a supplanté dans ma mémoire toutes les images que je gardais de tes films.

Même si la maladie a eu le dessus, tu auras eu le courage de lutter contre tous ces politiques qui ont mis à mal le système hospitalier français. Mettre ton nom au service des malades et des médecins, défendre sur les plateaux de télévision tes opinions.

Adieu donc Bernard Giraudeau. j'espère que ta lutte n'aura pas été vaine et que beaucoup sauront s'en souvenir aux moments opportuns.

Bernard Giraudeau était acteur, réalisateur, producteur, scénariste et écrivain.
Né le 18 Juin 1947, il nous a quittés le 17 Juillet 2010.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire