A propos de performance
La recherche de la performance individuelle semble être la règle implicite, et pour beaucoup la rémunération y est forcément associée.
De là à oublier la performance collective, il n’y a qu’un pas que certains ont déjà franchi allègrement.
Contexte du billet "A propos de performance"
A l’époque de la première publication de ce billet, j’étais arrivé à un âge où il était facile de prendre du recul par rapport à toutes ces questions, ma carrière étant plus derrière moi que devant, je m’autorisais souvent des écarts que certains n’oseraient pas, de peur de nuire à leur carrière. Je restais l’observateur le plus exigeant par rapport à ma performance, donc le principal pour moi était que je sois content du résultat obtenu.
Depuis que j’ai quitté le monde du travail, tout ceci peut sembler futile, mais puisque ce blog a aussi pour ambition de partager mon expérience, simple mise à jour du billet originel.
Ceci précisé, retour au sujet de réflexion du jour : la performance !
En cette période olympique, on peut utiliser la comparaison avec le domaine sportif pour évoquer le sujet.
Comme le billet "Marathonien ou sprinteur ?", si je reste sur l’exemple de la course, pour avoir le meilleur résultat pour l’équipe, que vaut-il mieux lors d’un marathon ?
Performance individuelle ou collective ?
Avoir un équipier en tête ou alors avoir ce même équipier en queue de peloton pour aider les derniers à avancer ?
C’est une question de choix.
- Avoir un collègue sur le podium serait motivant pour les autres.
- Obtenir le meilleur résultat collectif une autre source de motivation.
Je ne donnerai pas la réponse quant au choix à effectuer.
Je rappellerai juste que le choix existe, et qu’il ne faut pas l’oublier ou le masquer.
A propos de la mesure de la performance
Pour compléter cette réflexion, un petit conseil à l’attention des évaluateurs.
Quelqu’un qui résout simplement 98 problèmes pour aider le groupe à avancer, mais qui en remonte 2 auxquels il n’a pas trouvé de solution va-t-il être évalué plus performant qu’un autre qui en aura résolu 20 avec tambours et trompettes pour bien mettre en évidence le travail accompli et aura fait en sorte de masquer les insolubles, pour ne pas mettre dans l’embarras la hiérarchie ?
La question reste ouverte, personnellement ça me fait sourire quand les responsables oublient La Fontaine, voire quand ils sont victimes du syndrome du couteau suisse.
L’atteinte des objectifs collectifs me semble le meilleurs compromis : un bon management organisera toujours la répartition des tâches de façon à y parvenir.
Savoir faire remonter les problèmes
Revenons maintenant aux problèmes remontés.
On peut laisser de côté ce que certains considèrent comme des détails, mais si les 2 problèmes non résolus ont été remontés, c’est peut-être par transparence et pour permettre une bonne qualification de ces derniers (d’ailleurs rien ne dit qu’il n’y en a pas eu 20 autres déjà classés sans conséquence…).
Les détails font la perfection, et la perfection n'est pas un détail…
Enfin, pour conclure sur la performance, quand on met en exergue une activité reconnue par d’autres, j’aime bien analyser la reconnaissance en question et repense à l'anecdote suivante :
Et pour ce qui concerne la remontée d'informations, le billet Peut-on cacher la vérité ? reprenant des anecdotes de Colin Powell alimentera votre réflexion
Merci de ta visite, pareil ça fait un bail que je n'étais passé chez toi. Bonne fin de semaine
RépondreSupprimerMerci, itou !
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