jeudi 1 septembre 2016

De la gestion des acronymes

Un acronyme est un mot formé des initiales ou des éléments initiaux de plusieurs mots, se prononçant comme un mot normal et non pas lettre par lettre.

Une abréviation est le raccourcissement d'un mot ou d'un groupe de mots, représentés alors par un caractère ou un groupe de caractères issus de ce mot. (M. pour Monsieur en est un bon exemple). Le point autre que celui de fin de phrase est souvent l'indice d'une abréviation…

Que ce soit un acronyme ou une abréviation, on peut supposer que celui qui l’utilise dans un écrit en connaît la signification mais qu’en est-il pour le lecteur ?

Acronymes

Si j’avoue volontiers être sceptique quant à la maîtrise par le rédacteur des acronymes qu’il utilise (comme pour les mots, on peut en employer certains en pensant à une signification erronée), dans tous les cas je suis convaincu qu’en dresser une liste évitera tout quiproquo.

Bref, quid de la gestion des acronymes dans un document ?

Pour un lecteur qui commence à la première page il est un bon usage de déployer l’acronyme lors de sa première utilisation, une majuscule ou du gras sur les lettres utilisées permettant une identification rapide de l’acronyme ou de l’abréviation, par exemple Ce Qu’il Fallait Démontrer (CQFD ou C.Q.F.D). 

Dans les paragraphes suivants on peut alors utiliser directement CQFD et le lecteur qui commencerait la lecture à la page 35 trouvera dans le glossaire ou la table des abréviations la signification du terme en question.

Remarques :
  1. Ne pas mettre à disposition de paragraphe ad hoc obligerait un lecteur à devoir tout relire pour retrouver l’explication ou la définition.
  2. Utiliser une note de bas de page fatigue inutilement la lecture (CQDF agrémenté d’un renvoi en bas de page plutôt que de mettre en clair l’extension dans le texte) et ne résout pas l’explication pour les autres utilisations du même acronyme).
  3. Un acronyme qui ne serait utilisé qu’une fois dans un texte n’a pas besoin de glossaire… Personnellement je préconise de ne pas prendre l’acronyme et là justement de faire un renvoi en bas de page pour décrire l’acronyme utilisé dans la littérature, par exemple :
    Dans le texte « ce qu’il fallait démontrer » (*)
    avec renvoi en bas de page
    (*) expression connue sous l’acronyme CQFD
  4. Certains évitent systématiquement leurs utilisations, ceci peut considérablement allonger un document.
  5. Enfin, un acronyme ne devrait pas être traduit, ceci rendrait les document incompréhensibles (pour mémoire on utilise en français l’acronyme FIFO pour First In First Out et non PEPS qui en serait la traduction -Premier Entré Premier Sorti-)
Petite anecdote, en cours de mathématiques, j’avais été formé à l’utilisation des acronymes SGESSM et SPEASM lors de l’étude de la résolution des équations différentielles.
Changeant d’établissement, à mon premier examen j’ai résolu le problème posé avec la  même démarche gagnant de ce fait en rouge sur la copie de grands points d’interrogation à côté des SGESSM et SPEASM et un bel CQFD à côté de la solution qui elle était bonne !!!

C'étaient les années 70, je m’en rappelle encore comme si c’était hier. Vous avez maintenant l’origine de cet article.

PS. pour compléter cet article avec des abréviations souvent lues et pas forcément connues :

Les légions romaines arboraient de superbes S.P.Q.R. pour Senatus PopulusQue Romanus (Le sénat et le peuple romain). Sur les emblèmes romains ces quatre lettres représentaient le pouvoir politique romain (c'était le symbole de la République romaine).

Sur les croix chrétiennes nous trouvons INRI ou IHS  respectivement pour « Iesus Nazarenus Rex Iudæorum » (Jésus de Nazareth, Roi des Juifs) et « Iesus Hominum Saluator » (Jésus, sauveur des hommes). 

Enfin, s’il y a bien eu un M. RENAULT et un M. PEUGEOT, il n’y a pas eu de M. FIAT.
Là c’est un acronyme pour Fabrique Italienne d’Automobiles de Turin (Fabbrica Italiana Automobili Torino).

Vous aurez noté au passage que je n’ai expliqué ni SGESSM, ni SPEASM, ni PS… mais je suis certain que pour ce dernier vous avez une idée.

Pour conclure sur une anecdote, j'ai commis avec humour un PBSA, l'explication est donnée sur GL On Line… le quotidien d’un internaute amateur ? article où j'ai partagé une vidéo extra de "réunion acronymes" où le pauvre comptable était incompris...

1 commentaire:

  1. Pour ma part j'ai horreur de cela, au boulot c'était l'enfer ces abréviations ! Amitiés

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