dimanche 29 mai 2016

Les 3 passoires de Socrate

Les 3 passoires de Socrate sont celles de la vérité, de la bonté et de l’utilité.

Appliquées correctement aux colportages d’informations, ce seraient des outils puissants pour faire taire les rumeurs.

Ceci précisé, le rédacteur en chef du comité de rédaction d’une presse à scandale ne donnerait pas forcément les mêmes réponses que le commun de mortels !
L’utilité de l’information vis à vis de l'accroissement du chiffre d’affaire du journal en question justifiera toujours le colportage, surtout si c’est sulfureux.

Comme de plus l’un des proverbes les plus connus précise qu’il n’y a pas de fumée sans feux, politiquement parlant il y a aussi intérêt à colporter des rumeurs si ça aide à discréditer l’adversaire.

Tout n’est donc qu’une question de point de vue, le plus judicieux serait d’appliquer à postériori les 3 passoires quand on reçoit ce type d’information pour identifier quel est l’intérêt de celui qui l’a transmise.

Vous noterez au passage qu’il y a trois passoires, le "rythme ternaire" est bien respecté, j’aurais l’occasion d’y revenir dans de prochains billets.

Pour ceux qui ne connaitraient pas l’histoire je vous la joins ci-dessous :

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse.

Un de ses disciples vint un jour le trouver pour  lui dire:

- "Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami?"

- Un instant, répondit Socrate, avant que tu ne me racontes tout cela, l'as-tu fais passer par le test des trois passoires ?

- Les trois passoires ?

- Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des trois passoires

La première passoire est celle de la vérité : as-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est vrai ?

- Non, pas vraiment. Je n'ai pas vu la chose moi-même, je l'ai seulement entendu dire...

- Très bien ! Tu ne sais donc pas si c'est la vérité. 
Essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté : ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?

 - Ah non ! Au contraire ! J'ai entendu dire que ton ami avait très mal agi. 

- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es pas sûr si elles sont vraies. 
Ce n'est pas très prometteur ! Mais tu peux encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité : est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?

 - Utile ? Non pas réellement, je ne crois pas que ce soit utile...

- Alors, de conclure Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? 

Je ne veux rien savoir et, de ton côté, tu ferais mieux d'oublier tout cela !

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