dimanche 18 septembre 2011

Sauver ou périr, 2 siècles à l’actif de la BSPP

1er juillet 1810, tout le gotha parisien est à l’ambassade d'Autriche pour participer au bal organisé par le prince de Schwarzenber pour célébrer le mariage de Napoléon 1er avec l’archiduchesse Marie Louise.

L’ambiance était-elle trop chaude ?

En tout cas l’incendie qui s’y est déclenché a fait plusieurs dizaines de victimes, et même l’Empereur a dû mettre la main à la pâte pour essayer d’enrayer le sinistre.


Le sinistre en question fait partie de la chronologie des grands incendies, au même titre que celui du cinéma Le Select où Jean Le Coz s’est illustré en 1947 (mais c’est une autre histoire décrite dans l’article La sortie de secours donnait sur une cour sans issue)

Compte tenu de l'inefficacité des secours, Napoléon qui a failli être victime de l’incendie n’a pu que constater l’absence de commandement et de coordination : en bref, seule une organisation militaire sera à la hauteur de la tâche à accomplir, la décision est prise, c’est le soldat qui a inventé le concept des soldats du feu.

Le 18 septembre 1811 le bataillon est créé par décret impérial.

Initialement en charge de la lutte contre les feux dans la capitale, ce bataillon qui depuis est devenu une brigade (la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris, ou en plus court BSPP) a la charge des premiers secours aux personnes.


200 ème anniversaire BSPP

Quelques chiffres :

Pour une agglomération de près de 7 millions d’habitants (Paris intramuros et villes de la petite couronne), 8500 hommes pour un demi million d’interventions par an, moins de 5% sur incendies : la majorité des interventions c’est du premier secours, l’assistance aux victimes (depuis 1985 police secours n’assure plus cette mission).

L’équipe subaquatique va s’entrainer dans les sous sols de l’Opéra de Paris (vous savez, le lac souterrain sous l’édifice), des équipes stationnées dans les monuments historiques, mais aussi 88 hommes sur la base de Kourou en Guyane, à 7000 km de leur base !

Qui n’a pas rêvé, gosse,  d’une voiture de pompiers rouge ? Rouge pompier... ce rouge vermillon viendrait d'Angleterre, le fabricant des premières pompes  à vapeur l’ayant trouvé assorti au cuivre utilisé.

Enfin, ils ont toujours la cote auprès des jeunes demoiselles. En plus du 14 juillet, cette année ils ont une nouvelle occasion d’organiser la fête : un bicentenaire, ça se fête !

Et c’est l’occasion de rendre un hommage mérité à leur courage et à leur dévouement.

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