mardi 22 novembre 2011

Les rapports de stage

Dans Quel support pour quel type de présentation ? j’évoquais les différentes instances et les différents supports.

Si nous prenons le cas d’un rapport de stage, nous pouvons facilement identifier

- les 2 principales instances :

I1 l’instance où sera présenté le rapport côté école

I2 celle côté entreprise où sera commentée l’activité. Pour cette dernière, je suppose que dans tous les cas, l’entreprise aura consacré quelques minutes pour avoir un retour sur l’activité du stagiaire qui aura passé quelque temps en son sein (*)

- les 4 principaux supports:

S1) le rapport de stage, document formaté selon les exigences de l’école (*)

S2) la présentation pour l’école (pour I1)

S3) le rapport pour l’entreprise

S4) la présentation pour l’entreprise (donc pour I2)

Nous pourrions ajouter quelques documents, par exemple le document remis en séance aux participants à la présentation en entreprise : en effet il n’y a pas de raison que ce soit forcément le rapport. Ce peut être un résumé.

Chaque présentation est là pour passer un message qu’il convient de bien identifier.

Lors d’une discussion avec un élève de l’UTC, à la question quel est l’objectif de la présentation, je me suis vu répondre : " montrer l’activité…",  bref, un compte rendu d’activité.

Là j’aime bien répondre : « l’agenda en résumé… le matin café à 9h puis... » faisant systématiquement sourire l’interviewé se demandant où je voulais en venir.

Il va obligatoirement y avoir des belles formules mathématiques pour montrer qu’on sait faire !

Là, puisqu'il s’agit de fin d’étude pour un ingénieur, c’est le moment de montrer qu’il a l’esprit de synthèse propre à un ingénieur, donc de renvoyer en annexe toute formule et ce seulement au cas où c’est nécessaire.

Il faut donc mettre en exergue le message qu’il est l’ingénieur portant les valeurs de l’UTC et qu’il maîtrise son sujet ! donc que l'UTC peut être fière de le compter parmi ses ingénieurs. Le diplôme n'est donc plus qu'une formalité !

Pour réussir, il faut bien connaître ce qu’attendent les membres du jury. Et bien entendu il ne faut pas présenter n’importe quoi.

Je parlais de la présentation pour l’école…

Pour l’entreprise, ce n’est plus le même message : là il faut démontrer ses capacités et qu’on est bien la personne indispensable (donc qui fera carrière dans l’entreprise !).
Démontrer qu'on a mené à bien la mission confiée et ce haut la main est un atout. C'est aussi le moment de montrer qu'on ne se perd pas dans les détails (gage de réussite !).

Ce n’est pas le même message… donc pas la même présentation. D'ailleurs je ne pense pas qu’il soit nécessaire de présenter l’entreprise dans l’entreprise, ça évite de tomber dans le ridicule.

Pour l’anecdote, j’ai eu l’occasion de voir une note interne issue d’un rapport de stage où pour éviter toute fuite de données confidentielles, le rapport reprenait les informations issues de Wikipédia.

Imaginez la crédibilité d’un document où le sujet l’a été par un stagiaire qui va chercher ses sources dans une base externe !

Il ne faut pas laisser pas passer, je fais corriger pour ne conserver dans le document que ce qui est factuel.

C’est une personne qui a écrit le document, pas un stagiaire.

Le document a été validé, il peut faire référence, rappelez vous ma remarque dans l’article Profession stagiaire :

Dire qu’on est stagiaire donne-t-il suffisamment d’information à son interlocuteur ?

Non, je préciserai même que l’information risque de détourner l’attention.

Un étudiant en physique nucléaire en stage d’été pour se faire de l’argent de poche dans une petite entreprise est sûrement le plus à même de répondre à une question pointue de physique qu’un employé de la boîte en question.

Vous avez maintenant quelques éléments montrant que le même document ne peut pas être employé à toutes les sauces…

(*) ces points pourraient faire l'objet d'autres articles... je n'ai pas voulu développer !

Article publié initialement sur Over-Blog

2 commentaires:





  1. Merci pour toutes ces explications et conseils avisés. Bonne continuation !

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  2. Il n'y a pas de quoi, merci pour le petit mot.

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