lundi 17 septembre 2018

Donner du sens à l’existence

En voilà une question compliquée pour commencer la semaine. 
Après une mâtinée studieuse (2ème semaine du Mooc Décentralisation et collectivités territoriales par le CNFPT puis suivi de la première séance du cours de B. Dondero à la Sorbonne sur le droit des sociétés) et un peu de marche pour aller chercher des résultats, me voilà derrière mon clavier à fixer des éléments de réflexion suite à ma promenade.

Il aurait peut-être déjà fallu expliquer le pourquoi de ce blog (entre les premières pages publiées sur le net en 2005 et aujourd’hui ça a beaucoup évolué), mais de temps en temps il y a des questions que nous pouvons éluder, surtout quand on est le décisionnaire au niveau de la publication !

Bref, pourquoi tout ce temps investi dans les moocs, au ciné, dans la marche voire sur le net ?

La solution de facilité, tel Alexandre le bienheureux, aurait pu être de rester au lit pour se reposer de l’excès d’activité antérieure (avec une organisation au top, ceux qui ont vu le film comprendront mon article hommage). Mais en réalité ce n’en est pas une car il me semble difficile une fois reposé de trouver un sens à l’existence dans ces conditions.

L’apparente gabegie de films ? 
C’est le plus simple à expliquer :

1) d’abord en fonction de la saison, on profite de la clim de la salle (frais l’été et chaud l’hiver) et du confort des sièges,
2) quand on « sort dans le monde », si la conversation porte sur un film il y a de fortes chances de l’avoir vu (plus de 1250 films dans la besace depuis avril 2012),
3) justification qui arrive en dernier mais qui devrait peut-être être donnée en premier, c’est la possibilité de faire le vide dans son cerveau pendant la durée de la séance, bonne méthode pour décompresser quand on a besoin, surtout quand on est bien installé dans une superbe salle, je pense en particulier au Max Linder Panorama (réponse identique de mon épouse, il y a une dizaine d’années, à la question « quel intérêt de faire du canevas ? », réponse qui m’avait donné une explication au pourquoi il m’arrivait de me défouler sur mon ordinateur à vectorieliser des images en bitmap par décalquage avec ma souris… car à l’époque je n’allais pas aussi souvent au cinéma !).

Pour la marche ? 
C’est plus basique : besoin d’exercice pour sa santé, l’objet connecté a consolidé une démarche entreprise une année auparavant (cf. GL marche)

Enfin, l’exploration des cours en ligne et de différentes publications sur internet ? 

Là c’est mon intérêt personnel pour les présentations réussies (vous savez les fameux PowerPoints  tant décriés) ? 
Depuis que j’ai commencé à m’intéresser à la formation, à la capitalisation et à la gestion documentaire (tout ça étant étroitement lié), j’ai longuement réfléchi et exploré différentes méthodes passées, présentes voire futures sur le sujet. 

Internet est un bon vecteur de propagation sur le sujet.

Accessoirement la variété des sujets abordés permettent d’enrichir ses compétences, voire de développer sa pensée critique.

Ceci précisé, Twitter et ce blog permettent également de s’exprimer (vous pourriez interpréter se défouler) sur les sujets d’actualité, j’ai commencé il y a plus de 10 ans à glisser mes opinions dans mon actualité via mes publications. 
On partage pour donner un caractère officiel, après chacun en fait ce qu’il veut. 
Ce n’est pas une question d’égo à flatter, je me doute que mes publications n’auront pas un impact planétaire, c’est juste un exutoire (souvent nécessaire quand on n’a personne en face de soi pour écouter). 
Comme partagée sur mon profil Twitter : « Avoir l'esprit scientifique c'est voir ce que tout le monde voit et penser à ce à quoi personne ne pense », mon regard sur l’actualité est le même que sur les objets observés, au fil des publications il y en a pour tous les curieux car le spectre des réflexions est assez large.

Ceci précisé, quelle trace vais-je laisser sur terre ? 
A quoi ma petite existence peut-elle encore servir ?

Soyons pragmatiques : 

1) je gagne ma vie, paye des impôts et dépense le reste. 
Je fais donc tourner l’économie et ceci tous les jours : je contribue donc au bon fonctionnement des petits commerces et restaurants qui bénéficient de mes visites (et ce plus souvent que lors de mes journées qui commençaient tôt pour finir tard le soir) : quand nos élus s’en prennent aux retraités je ne suis pas convaincu qu’ils ont bien identifié les impacts de leurs décisions sur l'économie.

2) quand je donne des coups de main, genre ouvrir une porte claquée avec les clés à l’intérieur, aller poser une prise de courant à 600 km, attendre pour quelqu'un l’intervention d’un prestataire (qui ont des fourchettes d’horaires qui ressemblent plus à des râteaux compte tenu des plages proposées), voire aller à la gare chercher une connaissance pour lui porter les valises (non, pas pour l‘équipe de France, ce n’est pas moi le bagagiste), c’est un petit plus pour les bénéficiaires mais comme j’aime à le préciser, les cadeaux ça fait déjà plaisir à ceux qui les donnent et ça donne également du sens…

3) côté purement comptable, face au déficit chroniques des centres de transfusion en poches, aller tous les mois donner des plaquettes, ça peut occuper, de façon utile à la collectivité, une demi journée tous les mois… 

4) enfin, ami des musées du Louvre, d’Orsay, Eugène Delacroix, des Arts et Métiers, adhérent de l’association du Cirque Educatif, cotiser c’est déjà participer. 
Là ça a aussi servi à dégrossir le technicien pur et dur que j’étais dans mes jeunes années pour l’ouvrir un peu au « culturel » et à « l’art » (il n’y a pas que les maths dans la vie).

Bref, s’il me venait à douter de l’utilité de mon existence, j’aurais déjà là suffisamment de matière à me convaincre du contraire. 

Après il peut y avoir les périodes de doutes, les besoins de s’exprimer : compte tenu des journées qui font quand même 24 heures, il faut bien les occuper, tant pis pour ceux que la manière utilisée pour le faire gênerait ! 
Le principal c’est d’y trouver de l’intérêt, de prendre du plaisir. 
Et j’avoue ici que certains échanges sur le net m’ont redonné confiance dans ma faculté à savoir m’amuser et prendre la vie du bon côté.

En conclusion, comme Delphine je n’ai pas de ligne éditoriale, c’est article par article que je construis un truc qui prendra peut-être une forme plus structurée un jour, mais en attendant j’avance au jour le jour. 

Photo de Louis CHATEL

Bien à vous

Louis CHATEL le 17 septembre 2018

1 commentaire:

  1. Article intéressant qui résume bien les activités des retraités, enfin de ceux qui ne deviennent pas légumes ! Je partage aussi cette opinion plus particulièrement : "quand nos élus s’en prennent aux retraités je ne suis pas convaincu qu’ils ont bien identifié les impacts de leurs décisions sur l'économie"

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