vendredi 9 septembre 2016

A propos des newsletters

Dans mon article à propos des mails je citais 3 cas de mails en éludant l’aspect que c’était dans le cadre d’un échange entre l’émetteur et le destinataire.
  1. mail de diffusion d’une pièce jointe,
  2. mail sans pièce jointe,
  3. mail avec pièce jointe.

Le cas des newsletters (*) diffusées par mail ne rentre pas directement dans une de ces catégorie (quoique normalement sans pièce jointe donc du type 2) et mérite que l’on s’y attarde un petit peu.
Le destinataire est identifié mais pas forcément l’émetteur, ce dernier étant rarement une personne.

Contrairement aux mails traditionnels, là le destinataire a procédé à inscription, démarche volontaire, pour justement recevoir cette newsletter.

Corollairement, il est d’usage d’intégrer dans la newsletter un lien permettant la désinscription à ladite lettre. 

Après, d’un point de vue contenu, ce peut être relativement sobre pour juste prévenir d’un nouvel article, par exemple la newsletter de ce blog :

De: "Le blog de Louis CHATEL"
A: GL
Sujet: Le blog de Louis CHATEL
Date: Thu, 01 Sep 2016 23:42:04 +0200

Posted: 01 Sep 2016 02:24 PM PDT

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Ou alors donner un résumé de l’actualité d’un site, permettant au lecteur d’être au courant en général et de pouvoir pointer sur les détails en cas de besoin.

Là, la newsletter reçue en début de semaine :

Chère INpactienne, cher INpactien,

Vous êtes actuellement inscrit dans la liste de nos membres qui reçoivent certaines de nos newsletters. Mais ces derniers mois, vous ne semblez plus y réagir. Erreur d'adresse email ou manque d'intérêt de votre part ? N'hésitez pas à nous le faire savoir en répondant à cet email.

Quoi qu'il en soit, nous allons procéder dans les jours à venir à une mise à jour de nos listes. Sans réaction de votre part, nous supprimerons votre adresse email de notre base. Vous pourrez bien entendu vous réinscrire à tout moment.

Si vous voulez continuer à recevoir les emails que nous vous envoyons, vous pouvez nous le faire savoir en cliquant simplement sur le lien suivant : 

Continuer à recevoir les emails de Next INpact

m’a quelque peu agacé et fait réagir :

Bonjour 

Je suis surpris par ce mail 
Si mon adresse n'était plus valide, je suppose que vous recevriez une réponse de Yahoo genre adresse invalide.
Donc pourquoi ce type de mail qui ne m'apporte aucune information mis à part une gestion de vos abonnés perfectible ?
Je me suis déjà désinscrit des newsletters qui ne me concernaient plus, là c'est un peu fort de demander de confirmer que oui je continue de vouloir recevoir la newsletter !
En résumé faites selon votre bon plaisir 

Cordialement 


avec recherche d’un canal sur leur site pour transmettre ma réponse car via répondre cela a semblé impossible (alors que précisé dans le corps du texte « en répondant à cet email ») si j’en crois la réponse reçue via ma messagerie :

Sorry, we were unable to deliver your message to the following address.

:
Remote host said:
550 Unknown user
[RCPT_TO]

Nota : je n’ai toujours pas de réponse, peut-être vais-je être désabonné n’ayant pas cliqué sur le lien proposé (je ne suis pas un mouton… le gestionnaire derrière cet envoi a une drôle de conception de la CRM).

Conclusion :


Utiliser une newsletter comme moyen d’échange ne me paraît pas une bonne solution, car échanger implique d’avoir un correspondant et bien souvent l’émetteur est « noreply », conduisant toute réponse hypothétique à une notification de non remise du message (il faut éviter le syndrome du couteau suisse).

Le cas échéant où ce serait la seule solution possible, ajouter dans le texte un lien vers un contact identifié et non une machine pour réponse limiterait les conséquences néfastes.

Nota : dans ce cas précis, pour vérifier la pérennité de l’abonnement, il suffisait, par exemple, de préférer un sondage de satisfaction, sans occulter la réponse « ne souhaite pas répondre » pour filtrer les abonnements. 
Là il y aurait eu une incitation subtile à réagir qui permettait justement une vérification du mail (de façon similaire à l'utilisation possible du bouton j'aime, cf. You Like).

C’est mon avis et, comme j’aime à le préciser, je le partage (**)

Louis CHATEL

(*) cet article n'évoque volontairement pas l'abonnement via flux RSS ou autre notification, ce n'est pas l'objet du jour.
(**) proposition volontairement imprécise : on ne sait pas si je suis d'accord avec moi-même ou si je partage mon avis sur la toile !

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