mardi 17 juin 2014

A propos de MOOCs... suite !

Il y a quelque temps déjà, j’abordais ici la question de la mise en place de la plateforme FUN en France mi janvier de cette année. En mars, un premier bilan avec l'article à propos de MOOCs.

Après quelques mois d’intense utilisation, j’avoue avoir fait quelques infidélités et avoir au final testé bon nombre de plateformes, voire suivi quelques cours dans une autre langue que celle de Molière (ce serait plutôt celle de Shakespeare !), je peux maintenant vous donner une opinion étayée par quelques centaines d’heures de suivi de cours en ligne (j’arrive bientôt à 300, ceci explique en partie ma relative absence de la toile).

1er constat : il y a matière à s’instruire et/ou développer de nouvelles compétences, même sans avoir à maîtriser la langue de Shakespeare.

Avec un ordinateur et une connexion internet, pas besoin de plus pour approcher diverses formes de savoir : il ne faut pas avoir peur, pas de risques, juste à se discipliner pour quand même suivre l’intégralité de la formation proposée.

L’ingénierie pédagogique qui est derrière les cours n’est pas bâclée, d’ailleurs certains MOOCs vous proposent la formation à la création de MOOCs. Ne serait-ce que pour satisfaire votre curiosité personnelle ça vaut le coup de les suivre ! 

2ème constat : la question de savoir pourquoi un MOOC, quels attendus de la part de l’auditeur mais aussi de l’enseignant, voire des collectivités mériterait à elle seule un article. Je ne vais pas m’appesantir sur ce sujet, mais juste faire un zoom par rapport à ma vision de ce que devrait être une présentation (cf. la rubrique PowerPoint). 

Personnellement je défends les illustrations pour accompagner le discours et n’ai pas besoin de mettre en valeur l’orateur.

Dans les différentes formations que j’ai pu suivre, j’en ai vu de toutes les formes : 
  • certaines avec un orateur sans illustrations, vous pourriez vous demander pourquoi il se tient là tout seul devant la caméra, surtout quand on le sent mal à l’aise, 
  • d’autres avec une vidéo de sa tête incrustée dans un coin de l’image,
  • d’autres encore avec seulement sa photo sur la diapositive de titre…

Quand on ajoute le texte qui défile en dessous façon CNN ou à côté, ma première réaction a été un peu critique, j’avais même du mal à suivre : j’aurais préféré dans certain cas avoir des illustrations ou des synthèses pour justement m’aider à suivre (cf. l’article épeler un mot) mais j’avais oublié le besoin de donner accès aux malentendants… 

Contribuer à la notoriété de l’enseignant est un besoin possible… donc se mettre en avant est justifié pour certains (surtout quand il y à des milliers d’inscrits). 

Enfin permettre aux personnes loin de tout ou aux personnes avec handicaps de pouvoir suivre des formations rend déjà légitimes les sommes consacrées au sujet. 

3ème constat : j’ai beaucoup lu sur le sujet qui fait couler beaucoup d'encre, en particulier suite à la mise en ligne de la plateforme FUN. 

Ayant suivi les cours dont il était question je me suis rendu compte que sans le savoir j’avais participé à quelque chose de fondamental. 

J’ai aussi appris qu’il y avait des catégories clairement identifiées d’auditeurs. 

Pour ma part, j’avais les besoins suivants : 
  1. trouver la matière à laquelle je vais bientôt me consacrer (je vais retourner à l’école pour la rentrée 2016, quartier latin certainement, mais je ne sais pas encore à faire quoi).
  2. approfondir certaines matières que je connaissais un peu
  3. voir comment ça marche
Sur 40 cours, je ne me suis désinscrit qu’à un seul, n’en ai arrêté qu’un autre au bout de deux séances (charge de travail trop importante pour juste découvrir la matière, là le temps annoncé nécessaire était réel et bien au delà de ce que je pouvais y consacrer. Je conserve les accès pour y revenir plus tard si ça reste accessible).

Enfin sur les 38 qui restent, j’ai suivi toutes les vidéos (d’accord il me reste quelques cours d’ici la mi juillet mais le plus gros du travail est maintenant derrière moi), participé aux QCM et examens dans 70 % des cas sans toutefois participer aux forums, faute de temps (on se connecte, on suit le cours, on réponds aux questions… ça prend déjà beaucoup de temps quand on a devant soi encore plein d’autres matières à suivre). Entre 10 et 14 heures par semaine, ça tourne au stakhanovisme, mais maintenant j’ai les idées claires sur quelques sujets.

En conclusion, je laisse les spécialistes disserter sur quel aurait été le bon choix de plateforme, je remercie ceux qui m’ont donné des idées de cours à suivre, j’aurai sûrement l’occasion de produire quelques billets sur les présentations, mais je ne peux que vous inciter à franchir le pas et vous inscrire pour justement tester. 

Un dernier conseil ? Limitez vous en nombre de matières suivies et utilisez complètement toutes les fonctionnalités proposées. La formation en ligne ça marche !

A bientôt peut-être pour un nouvel article ! 

Article initial posté sur Over-Blog

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